Quoi qu’il en soit, en l’espèce, l’escroquerie était bel et bien consommée au moment de l’acte d’entrave commis par le prévenu, puisque la lésée était déjà appauvrie sans que les auteurs directs soient encore enrichis, puisque cette étape dépendait de l’activité du prévenu. De manière générale, nul n’est besoin que l’auteur de l’escroquerie soit personnellement enrichi pour retenir une escroquerie, l’enrichissement d’un tiers étant suffisant à ce titre.