A la lecture de l’échange de courriels non-arrangés, on comprend que c’est le prévenu lui-même qui a demandé à L.________ de transmettre « au belge » son numéro de compte bancaire (e-mail de L.________ du 11 juin 2016, 08:28 heures). Il a ainsi donné son accord à l’utilisation de son compte pour les versements litigieux et l’a mis à disposition volontairement, sans se trouver devant le fait accompli, comme il a mensongèrement tenté de le faire croire lors de ses auditions.