En effet, l’infraction grave à la loi sur les stupéfiants ne peut pas être nuancée. Il ressort du jugement de première instance (non remis en cause en appel) que le prévenu a vendu environ 124 g d’amphétamines pures, soit plus de trois fois la limite de 36 g fixée pour la réalisation du cas grave – et ce sur une période de six mois seulement. Il a en outre acquis un peu plus d’un gramme pur de cocaïne (D. 623). Les grandes quantités livrées (respectivement 850 et 1'000 grammes de substance brute) pèsent lourdement dans la balance en défaveur du prévenu. Comme mentionné plus haut (ch.