De plus, il ne ressort pas des rapports de détention des prisons régionales de Bienne et de Berthoud que le prévenu aurait souffert de symptômes de dépendance durant son incarcération (D. 483-486). Ainsi, même s’il est toujours difficile de mettre fin à une consommation de stupéfiants et que l’emprise de ces produits sur une personne ne doit pas être minimisée, il y a lieu de constater que c’est principalement par convenance et pour des motifs financiers que le prévenu a décidé d’agir comme intermédiaire dans un trafic de stupéfiants, sa capacité de jugement n’ayant pas été aliénée par sa consommation.