Enfin, le fait que le prévenu n’appelle pas les urgences ou ne mette pas fin à ses jours – réaction qui aurait été logique dans les circonstances décrites – lorsqu’il constate que la victime est morte, mais s’empresse de modifier la scène de crime (déplacement du corps, dépôt du couteau dans le pot de fleur, démontage de son téléphone portable, etc.), ne fait que conforter la Cour dans sa conviction que cette version des faits est inventée de toutes pièces par le prévenu en intercalant quelques éléments réels qui n’engagent pas sa responsabilité et qui ne ressortissent pas au noyau des faits