Ainsi, une détention de 12 semaines représente 480 heures supplémentaires (12 x 40) ; si le prévenu a commencé à travailler le 1er janvier 2018, soit 4 mois et demi avant son arrestation, il aurait alors dû effectuer plus de 26 heures supplémentaires par semaine, soit travailler 66 heures chaque semaine, pour accumuler autant d’heures supplémentaires. Si ce fait parait déjà largement improbable à lui seul, cela est d’autant plus invraisemblable au vu des déclarations du prévenu au sujet de son temps de travail (par exemple D. 798 l. 81 ; D. 402 l. 247-249), ce d’autant plus qu’il ne « timbrait » pas (D. 402 l. 274 ; D. 798 l. 86- 90).