En effet, le taux de THC du cannabis, même mélangé avec du CBD, était de toute façon supérieur à la limite autorisée. Le CBD a uniquement été utilisé pour diluer le cannabis et en augmenter sa quantité, ce que le prévenu a d’ailleurs lui-même admis dans son audition du 25 juillet 2018 (D. 362 l. 190-191). Ainsi, comme l’a retenu à juste titre la première instance, cette opération a eu pour effet d’en augmenter les quantités, auxquelles le bénéfice retenu doit être appliqué. D’ailleurs, il pourrait même se justifier de retenir un bénéfice plus important dans la mesure où le CBD a été acheté de toute évidence moins cher que le cannabis.