En effet, même en admettant qu’ils entretiennent une relation de couple authentique et sincère, une expulsion du prévenu doit être prononcée au vu de l’ensemble des circonstances. Il peut fort bien être exigé d’eux qu’ils entretiennent des contacts par le biais des moyens de télécommunication et, sporadiquement, par des visites de l’épouse au prévenu. On soulignera d’ailleurs qu’il ne ressort pas du dossier que leur relation serait fusionnelle (D. 158 l. 63). Comme déjà mentionné plus haut, le risque que représente le prévenu pour la sécurité publique suisse est important.