En agissant comme il l’a fait, le prévenu savait pertinemment qu’il mettait la vie de sa compagne en danger. En effet, de manière générale, la Cour est d’avis qu’il n’est pas besoin d’une grande intelligence pour savoir que le fait de poser un couteau d’une taille plus que respectable et très aiguisé à même le cou d’une autre personne qui n’est pas entièrement neutralisée et d’exercer pendant quelques secondes une pression sur son cou est propre à mettre la vie de celle-ci en danger. En effet, la peau du cou est plus souple et fine que sur d’autres parties du corps et cet emplacement recèle des artères facilement accessibles.