La première instance n’a pas tenu compte du temps passé par le prévenu avec ses enfants, alors qu’il ressort du dossier qu’il logeait avec la mère et les enfants au moment de son arrestation et qu’ils se promenaient souvent en famille. Le prévenu et la mère de ses enfants entretiennent d’ailleurs une longue relation amoureuse et sincère. Dans tous les cas, le prévenu devrait être protégé par le droit au respect de la vie familiale et privée au sens de l’art. 8 par. 1 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 (CEDH ; RS 0.101) et de l’art.