Ainsi, on ne peut pas dire que le prévenu a fait preuve de la prise de conscience souhaitable, a fortiori au vu de ses antécédents. Quand bien même il ne semble pas avoir commis de nouvelle infraction depuis la fin de l’année 2018, prononcer une quatrième peine pécuniaire serait assurément un très mauvais signal pour le prévenu vu qu’il n’a manifestement pas pris conscience du caractère inadmissible de son comportement sur la route, qu’il a adopté en toute connaissance de cause (D. 279 l. 8), et des conséquences que pouvait avoir son comportement.