A ce sujet, il est non seulement relevé que le prévenu a confirmé ses déclarations du 14 mars 2019 par sa signature du procès-verbal (D. 14), mais qu’il s’est perdu dans ses explications, invoquant une fois un protocole ne correspondant pas à ses déclarations et une fois une erreur de sa part commise dans la confusion, le tout – incompatible – quasiment dans la même phrase. Dans ces circonstances, ces éléments paraissent extrêmement suspects. Il semble bien peu probable que le prévenu se soit « trompé », mais qu’au contraire, il a voulu se créer un alibi et qu’il adapte son récit au gré des éléments à charge qui lui sont présentés, ce qui jette le discrédit sur ses déclarations.