Si A.________ vit en Suisse depuis ses 12 ans, qu’il parle le français – même si son niveau est médiocre, selon les constatations de la Cour – et a fait une grande partie de son école obligatoire en Suisse, ses perspectives d’intégration professionnelle y sont mauvaises étant donné qu’il n’a terminé aucune formation (D. 209 l. 276-277) et vu son défaut d’expérience professionnelle susceptible d’être véritablement valorisée (D. 1326 l. 126- 127). En effet, on ne saurait parler d’intégration réussie pour le prévenu, malgré le fait qu’il a vécu une bonne partie de sa vie en Suisse.