Celui qui se comporte comme le prévenu accepte sans aucun doute le résultat qui peut survenir, même s’il ne le veut pas absolument, tant la dangerosité des gestes adoptés, la partie du corps visée, le risque encouru et la probabilité qu'il se réalise étaient grands en l’occurrence. Toute personne dotée d’un minimum de sens commun sait que heurter un tiers avec un objet lourd et tranchant à la tête peut occasionner des lésions irréversibles voire létales, notamment par un traumatisme crânien. Si la jurisprudence fédérale l’admet pour des coups de pieds ou de poing, cela est a fortiori le cas pour un coup de pierre.