S’agissant de la pesée des intérêts publics et privés en jeu dans le cas d’espèce, on relèvera que le législateur a fait figurer l’infraction commise par la prévenue dans le catalogue des délits conduisant à l’expulsion obligatoire et que la condamnation prononcée en l’espèce n’est pas négligeable au regard de la commination de la sanction pénale. Il est à cet égard souligné, comme relevé en première instance, que la prévenue aurait manifestement continué à percevoir indument des prestations d’aide sociale vraissemblablement pendant de nombreuses années, si les autorités compétentes