Il a estimé que l’intérêt privé de la prévenue à demeurer en Suisse était supérieur à l’intérêt public à son expulsion. La renonciation à l’expulsion par la première Juge repose essentiellement sur l’état de santé de la prévenue qu’elle semble avoir admis comme plaçant cette dernière dans une situation personnelle grave en cas d’expulsion, sur le casier judiciaire vierge de celle-ci, sur un risque de récidive jugé très faible, sur son statut en Suisse (permis B), le tout au regard de la condamnation qualifiée de relativement légère prononcée à l’égard de la prévenue, condamnation qui n’était pas de nature à mettre en péril l’ordre public (D. 489).