Elle est même assez suspecte et n’est pas compatible avec la version de l’amnésie suggérée par la défense. Est également très difficilement conciliable avec cette thèse de l’amnésie le fait que la prévenue a nié lors de l’entretien téléphonique du 30 juin 2018 avoir prétendu pendant plus de cinq heures avoir été renversée par une voiture – plutôt que de répondre qu’elle ne se souvenait pas avoir tenu pareil discours (version qu’elle a avancée le 4 juillet 2018 seulement) – et a ensuite immédiatement fait référence à son traitement médical contre la dépression (D. 7).