Ainsi, il est constaté que rien n’empêchait la prévenue de dire qu’elle ne savait pas ce qui s’était passé ou qu’elle était confuse si tel avait été le cas après sa chute. Cependant, elle a fourni des informations erronées à la police, inventées de toutes pièces – sans toutefois qu’il n’apparaisse que ses troubles psychiques n’aient influencé sa perception de la réalité. Ses déclarations seront examinées ci-dessous (ch. 10.7). 10.4 De même, il est établi que la prévenue avait consommé de l’alcool le soir en question, ainsi que des médicaments. Son taux d’alcoolisation lors des faits se situait entre 0.66 ‰ et 1.59 ‰ (D. 48 ; 57).