Pour ce motif, le fait qu’elle ait réclamé ses affaires lors de son appel téléphonique à la police du 30 juin 2018 serait donc parfaitement logique. La collaboration et la sincérité de la prévenue auraient en outre été soulignées dans les expertises psychiatriques du dossier AI et la prévenue n’aurait aucun intérêt à mentir sur le déroulement des faits à la base de la présente procédure. 10.3 S’agissant des troubles dont souffre la prévenue, il est établi que cette dernière est atteinte de divers troubles psychiques, dont l’intensité a varié au fil du temps, en particulier d’un trouble dépressif majeur récurrent (classification statistique