Certes, l’échec de la mesure ne doit être admis facilement, mais dans ces circonstances, au vu de la problématique de toxico-dépendance installée depuis plus de 30 ans, des nombreux échecs thérapeutiques lors des divers séjours dans des établissements spécialisés (D. 405 à 406), la Cour parvient à la conclusion que la mesure ordonnée n’a de toute évidence aucune chance de succès. Le prévenu a commencé de consommer de la cocaïne à l’âge de 14 ½ avec uniquement une baisse de sa consommation entre l’âge de 27 et 34 ans.