Si les actes en eux-mêmes – pris indépendamment –, sans aucune volonté de les banaliser, ne sont pas d’une gravité extraordinaire, il n’en demeure pas moins que le prévenu a porté préjudice aux intérêts pécuniaires de cinq lésés différents en leur causant un préjudice non négligeable, dans le seul but de satisfaire ses propres besoins. Dans ce contexte, la Cour souligne que les besoins vitaux du prévenu ont été couverts par l’aide sociale depuis près de 10 ans, les vols ne servant qu’à assouvir sa consommation de stupéfiants alors même que le prévenu bénéficiait d’un programme de substitution.