Sa capacité de jugement et sa liberté de décision n’étaient donc nullement altérées par sa consommation et il a exposé à plusieurs reprises avoir été conscient de commettre des actes graves et préjudiciables à la santé publique, mais n’en avoir cure, car « [il] devai[t] détruire la vie de gens pour améliorer la [s]ienne » (D. 1316 l. 4), prétendant ne pas avoir eu le choix en dépit du dossier qui prouve le contraire. Le casier judiciaire du prévenu n’est en outre pas vierge, puisqu’il comporte plusieurs infractions certes relativement mineures, mais révélant un certain mépris pour l’ordre juridique suisse.