Si le prévenu n’a pas déjà été condamné pour la vente de produits stupéfiants, tel est le cas pour leur consommation, ainsi que pour plusieurs infractions à la loi sur les armes et aux règles de la circulation routière. Plus précisément, le prévenu a été condamné le 22 juin 2016 pour conduite en état d’incapacité (infraction commise le 1er avril 2015) et a récidivé le 9 décembre 2017 déjà, ce qui démontre une indifférence à l’égard des normes en la matière, conclusion qui s’impose d’autant plus à la lecture de l’extrait de son dossier relatif aux mesures administratives prononcées à son égard (D. 419 ss).