Or, en l’espèce, le prévenu était parti en cure en Forêt Noire en janvier 2018 (D. 579 l. 19 ; 752 l. 176-180) et a suivi une cure de désintoxication en mars 2018. Il suit actuellement et depuis ce moment-là une thérapie ambulatoire en vue d’un sevrage avec un traitement médicamenteux destiné notamment à pallier le manque (D. 761- 764). Ainsi, force est de constater que le prévenu est déjà pris en charge quant à la problématique de sa toxicomanie et qu’en dépit de rechutes, il n’a plus commis d’infractions significatives en lien avec cette problématique depuis 2018, comme la défense l’a d’ailleurs elle-même relevé.