Il a d’ailleurs reconnu qu’ « un coup de pied à la tête, c’est grave […] car on peut être paralysé, on peut faire le coup du lapin » (D. 15 l. 138-139). En se comportant de la manière retenue, il ne pouvait qu’envisager que des lésions bien plus graves que celles finalement constatées seraient infligées et a ainsi accepté cette éventualité. Cela coïncide d’ailleurs avec l’état d’esprit dans lequel il se trouvait au moment des faits et qui conduit à admettre que le prévenu n’a manifestement pas limité la force de ses coups. Il a pris le risque en acceptant ses éventuelles conséquences et en s’en accommodant.