encouru et la probabilité qu'il se réalise étaient grands en l’occurrence. Toute personne dotée d’un minimum de sens commun sait que frapper un tiers à la tête avec les pieds peut occasionner des lésions irréversibles voire létales, notamment un traumatisme crânien. Le prévenu ne peut en effet pas prétendre de bonne foi qu’il a agi en pensant que le résultat ne se produirait pas. Il a d’ailleurs reconnu qu’ « un coup de pied à la tête, c’est grave […] car on peut être paralysé, on peut faire le coup du lapin » (D. 15 l. 138-139).