Il est frappant de constater que ce courrier a été rédigé après que le projet d’acte d’accusation ait été soumis au prévenu, de sorte qu’il lui était loisible d’analyser et de comprendre très concrètement qu’elle était la peine qu’il encourrait pour ses actes. Le prévenu a du reste expliqué au Tribunal de première instance qu’il était conscient que ses actes pouvaient engendrer une lourde peine, mais qu’il se l’était dit après coup (D. 583 l. 21). Aussi, le contenu de ce courrier ne manque pas d’interpeller la Cour, puisqu’il indique que le prévenu a agi dans le but de décharger « ses amis ».