En outre, c’est l’intervention du prévenu qui a permis le passage à tabac. Une peine de base de 36 mois paraît donc justifiée pour l’infraction réalisée sous la forme d’une lésion permanente du visage ou une paralysie moyennement graves dans des circonstances similaires. Elle doit être réduite à 24 mois, en raison du dol éventuel et de la tentative. Cette réduction ne saurait être en effet être plus marquée étant rappelé que le prévenu n’a pas cessé ses agissements de son propre mouvement mais en raison de l’intervention de tiers et qu’il a réalisé tous les actes nécessaires à la survenance de lésions corporelles graves.