Le prévenu n’a que très partiellement collaboré à la procédure, ce qui est son droit. Toutefois, son attitude au long de celle-ci fait la preuve d’une absence caractérisée de remise en question et de prise de conscience de la gravité de ses actes. Il s’est montré buté, par exemple lors des débats de première instance (D. 538 l. 3-4 et D. 557 l. 9-18, entre autres). Lors des débats d’appel, il s’est montré particulièrement nonchalant, au point d’apparaître comme n’étant pas concerné par la présente procédure, voire indifférent à celle-ci, comme l’a relevé à juste titre le Parquet général. Tout lui semblait égal.