En principe, si le conducteur a des doutes quant à son implication, il ne peut pas résoudre ceux-ci en sa faveur sans de soigneuses vérifications. C’est uniquement en cas d’erreur inévitable sur les faits au sens de l’art 13 al. 2 CP que l’auteur ne sera pas coupable s’il ne s’est rendu compte de rien, sans que l’on puisse lui reprocher à faute de ne pas avoir pris conscience de son implication dans un accident (ANDRÉ BUSSY/BAPTISTE RUSCONI ET AL., op. cit., nos 1.2 et 1.7 ad art. 51 LCR et les références citées).