Force est de constater en l’occurrence que la prévenue ne veut pas comprendre que le trafic de marijuana est illégal en Suisse, quelles qu’en soit les circonstances, et que la présente condamnation, qui fait suite à deux précédentes condamnations pour des faits largement similaires, est relative à des agissements perpétrés durant 35 mois, soit une durée importante. D’ailleurs, la prévenue a continué son trafic suite à son arrestation provisoire et à la perquisition menée à son domicile dans le cadre de la présente procédure le 27 octobre 2017 ce qui démontre qu’elle ne se laisse