qu’en écrivant spontanément une lettre à la Justice de paix de l’arrondissement de la Sarine dans laquelle il fait passer D.________ comme une personne méprisable qui violente sa propre fille, alors que ce n’est véritablement pas le cas, le prévenu a rempli les conditions objectives de la calomnie. De plus, au vu de ce qui a été avancé précédemment, les deux conditions subjectives, soit le fait d’accepter que la communication soit attentatoire à l’honneur et qu’elle soit portée à la connaissance d’un tiers ainsi que la connaissance de la fausseté de l’allégation, sont indéniablement réunies.