La Cour n’accorde aucun crédit à ces déclarations qui avaient tout d’un discours appris par cœur pour les besoins de la cause. On rappellera que le prévenu n’a nullement arrêté ni modéré son activité de trafiquant après avoir été jugé en Espagne en 2017. Partant, il y a lieu de retenir sans le moindre doute que le pardon demandé l’a été exclusivement dans l’espoir de faire bonne impression. 21.5 Contrairement à ce qu’a retenu la première instance, la sensibilité à la sanction est nulle. Comme mentionné ci-dessus, le prévenu a vraisemblablement des enfants au Nigeria ainsi qu’une épouse.