On notera au surplus que les dates d’annulation ne correspondent pas, étant antérieures de plusieurs années, ce qui explique peut-être que le prévenu ne se soit pas servi de cet argument plus tôt au cours de la procédure. Il paraît ainsi évident que ces permis relèvent d’une couverture dont le caractère peu crédible est apparu au prévenu lui-même, lequel n’a d’ailleurs pu fournir ni contrats de vente ni documents douaniers, ce qui auraient été le cas s’il avait véritablement effectué ou fait effectuer ces opérations d’exportation.