Le fait que le prévenu ait eu sur lui quatre permis de circulation annulés lors de son arrestation n’est absolument pas significatif, tant il est incompréhensible qu’il n’ait songé à s’en prévaloir qu’après que deux ans se soient écoulés depuis son arrestation, l’explication donnée à ce sujet étant par ailleurs totalement fumeuse (D. 1154 l. 9- 16). On notera au surplus que les dates d’annulation ne correspondent pas, étant antérieures de plusieurs années, ce qui explique peut-être que le prévenu ne se soit pas servi de cet argument plus tôt au cours de la procédure.