Ce mode opératoire ayant été identique les 47 fois où le prévenu est venu en Suisse, il n’y a aucune raison, selon la Cour de céans, de penser que le prévenu est venu en Suisse pour des raisons autres que l’importation de cocaïne. En outre, la Cour ne peut donner du crédit à la version du prévenu qui explique qu’il est venu en Suisse pour voir une amie, alors que celui-ci n’avait pas un revenu régulier en Espagne pour financer ses besoins.