Toutefois, cette circonstance n’annihile pas en soi toute conscience et volonté, ce d’autant plus que le prévenu est habitué à consommer des quantités importantes d’alcool et donc plus résistant à ses effets. Il est notoire que le corps s’accoutume à cette substance et qu’il faut consommer toujours de plus grandes quantités pour en sentir les effets. Contrairement à ce que soutient la défense, il y a donc lieu de retenir que le prévenu a agi intentionnellement, une éventuelle irresponsabilité du prévenu ayant été écartée (ch. 17 ci-dessus).