S’il est probable que l’écoulement du temps ait altéré la mémoire du prévenu quant à ces évènements, il est souligné que même s’il avait été entendu plus rapidement, il n’aurait pas forcément pu donner davantage de détails. En effet, le prévenu allègue très fréquemment ne pas se souvenir des faits qui lui sont reprochés – et ce malgré ses déclarations en début d’audience des débats de première instance, manifestement erronées, selon lesquelles il se souviendrait de tout ce qu’il fait (D. 317 l. 40-41). 12.1.3 Au vu de ce qui précède, il y a lieu de retenir les faits décrits dans l’acte d’accusation (ch.