Confronté à ces deux éléments, le prévenu n’a pu apporter que de vagues explications embrouillées, faisant état de ses fameux trous de mémoire (notamment D. 195-196 lignes 344-385). S’agissant de ce fitness, la Cour constate que le prévenu a conclu un abonnement annuel le 16 novembre 2016 et que les photos démontrent qu’il a bien utilisé cet abonnement, puis l’a renouvelé en janvier 2018, ce qui démontre une certaine continuité. Aux yeux de la Cour, il est dès lors établi que le prévenu se trouvait bien à Bienne dès le mois de novembre 2016 à tout le moins et cela pas pour un séjour épisodique, mais pour un séjour de longue durée.