La connaissance directe d’un moyen de preuve n’est nécessaire que lorsque celle-ci est susceptible d’influer sur le sort de la procédure, ce qui est le cas si la force du moyen de preuve dépend de manière décisive de l’impression suscitée au moment de sa présentation, notamment quand des déclarations constituent l’unique moyen de preuve – à défaut de tout autre indice – et qu’il existe une situation de « déclarations contre déclarations » (ATF 140 IV 196 consid. 4.4.2 et les références citées).