Il doit être souligné que le prévenu a porté un coup de couteau à une personne avec laquelle il n’avait aucun lien préexistant et avec qui il avait développé uniquement quelques minutes auparavant un embryon d’antagonisme dans le cadre d’une escalade rapide de tensions dans le contexte d’un conflit totalement futile. L’attaque dénote certes une certaine impulsivité mais le prévenu ne peut pas prétendre ne pas avoir eu le temps de la réflexion entre la prise de bec survenue aux vestiaires et la tentative de meurtre commise à l’extérieur de la discothèque.