Il a reconnu qu’il savait que ce couteau était bien aiguisé (D. 90 l. 180). Le prévenu ne peut en l’espèce guère prétendre qu’il a agi en pensant que le résultat ne se produirait pas, tant la dangerosité du comportement adopté, le risque encouru et la probabilité qu’il se réalise étaient grands. La manière – déterminée et avec élan – dont le prévenu a porté l’attaque, contre une victime qui ne se trouvait pas le moins du monde sur le qui-vive et en visant sa cage thoracique, est la démonstration évidente qu’il a pleinement assumé ce risque et la question se pose réellement de savoir si l’intention était limitée au dol éventuel.