Partant, la force qui a dû être utilisée par le prévenu n’a strictement rien à voir avec un geste d’avertissement débouchant sur un simple accident lors duquel la victime se serait fichée sur le couteau. Pour que la lame s’enfonce aussi profondément dans la chair du lésé, il est incontestable qu’il a fallu que le prévenu exerce de la force sur la lame en direction de celui-ci avec détermination, sans quoi elle n’aurait pas pénétré ainsi dans le corps de C.________, après avoir transpercé sa veste ainsi que sa chemise (D. 229-234). La force cinétique évoquée par la défense serait manifestement insuffisante.