Le silence de D.________ envers ses proches n’a pour le Tribunal de première instance rien d’étonnant, puisqu’il est bien connu que les victimes de violences domestiques vivent dans la honte de ce qui leur arrive et peinent à se confier à leurs proches. Dans ce contexte, le tribunal de première instance relève un détail dans les déclarations de D.________ qui conforte l’impression selon laquelle celle-ci est crédible : en effet, s’agissant de sa lésion au tympan, elle a précisé ne pas s’être fait opérer, bien que l’intervention eût été en soi nécessaire, pour ne pas devoir expliquer à sa famille l’origine de cette lésion.