Le prévenu semble ne se souvenir que d’une chose : d’avoir prêté sa voiture à C.________ ce jour-là. Quand bien même il n’appartient pas au prévenu d’établir son innocence, au vu des circonstances du cas d’espèce et de la jurisprudence exposée plus haut, il pouvait être raisonnablement attendu de lui qu’il étaye des explications aussi invraisemblables. Le prévenu a toutefois précisé que C.________ ne lui avait pas présenté la femme avec qui il était ce jour-là (D. 307), ce qui discrédite encore un peu plus (si besoin était) ses déclarations tant la situation paraît rocambolesque.