Le prévenu n’aurait plus aucune perspective dans son pays d’origine, où il n’aurait plus aucun contact. Malgré son passé pénal (qui pourrait être relativisé, notamment au vu de l’ancienneté de la condamnation pour brigandages), au vu de la longue durée de son séjour en Suisse et de son intégration familiale, une pesée d’intérêts serait nécessaire selon la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales (CEDH ; RS 0.101) avant de prononcer son expulsion. Or, l’intérêt privé du prévenu primerait sur l’intérêt public à l’expulsion