Aux yeux de la première instance, le prévenu a parcouru un certain trajet personnel. Elle a retenu notamment qu’il ne vivait désormais plus au jour le jour depuis l’octroi d’une rente de l’assurance-invalidité, que la relation avec sa compagne s’était stabilisée, le couple s’étant à nouveau réuni et que la naissance de son deuxième enfant lui avait permis de gagner en maturité. Elle a encore relevé qu’il voulait désormais être un modèle pour ses enfants et que sa mère s’était rapprochée de lui, lui permettant de gagner en stabilité.