Dans ces circonstances, on ne peut que rejoindre la première instance et considérer qu’il suffisait d’un rien, en particulier une circonstance extérieure inattendue et indépendante du prévenu, pour que la lame tranche la carotide de la victime. En particulier, cette dernière aurait pu paniquer et se débattre, vu sa position, le prévenu aurait pu perdre l’équilibre, éternuer, etc. Dans ces circonstances, un sursaut ou une gesticulation fortuite de l’un des protagonistes pouvait entraîner à tout moment un mouvement de réflexe susceptible de faire pénétrer la lame du couteau dans les chairs du cou.