Afin de déterminer la durée à imputer, le juge prendra en considération l'ampleur de la limitation de la liberté personnelle découlant pour l'intéressé des mesures de substitution, en comparaison avec la privation de liberté subie lors d'une détention avant jugement. Le juge dispose à cet égard d'un pouvoir d'appréciation important (arrêt du Tribunal fédéral 6B_1033/2018 du 27 décembre 2018 consid. 2.2 et les références citées). En l’espèce, les mesures de substitution ordonnées ne l’ont été que 20 jours avant l’audience des débats en appel et ont dès lors porté sur une courte durée.