Le risque de réalisation de l’issue fatale était cependant très considérable, vu les éléments cités au chiffre précédent, en particulier le nombre de coups administrés et leur nature (notamment l’effet de double impact) ainsi que la capacité très limitée (puis inexistante) de la victime à se protéger. Si les lésions subies par la victime ont finalement été relativement faibles, ce n’est pas tant parce que les prévenus ont mesuré leurs coups ou parce qu’ils auraient renoncé sans contrainte extérieure à en donner d’autres, mais en raison de l’intervention de tiers.